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Boaz Barkan

Boaz K Barkan crée des projets solo dans divers espaces et contextes liés à des évènements spécifiques. Originaire d’Israël, Barkan a une formation de danse classique et moderne. Il a longuement collaboré avec le Body Weather Laboratory (a limb of Butoh) à New-York, Los Angeles et au Japon à partir de 1992. Il participe au collectif de performers d’Anna Halprin depuis 1998 et a notamment participé à plusieurs rassemblements à Sea Ranch dirigés par elle. Boaz K Barkan enseigne la danse et le yoga et pratique le Feldenkrais au Danemark.

Jonas Chéreau

En 2005, après avoir obtenu une Licence d’ Histoire, Jonas Chéreau entre à l’école supérieure du CNDC d’Angers dans le cadre de la Formation d’artiste chorégraphique. Il participe dans ce cadre à la création Le geste risqué explore sûrement les chants de la forêt de Vera Mantero, à la recréation de Set and Reset de Trisha Brown par Shelley Senter, et travaille également avec l’artiste plasticien Nicolas Floc’h pour les performances Fifty Box.
Durant l’été 2009, il prend part à l’expérience DanceWeb coaché par Philipp Gehmacher et Christine de Smedt, pendant le festival Impultanz à Vienne, où il s’initie au travail de Jennifer Lacey (workshop Class Class), et crée la pièce All Cunningham, 50 Years of Dance (Flip Book) de Boris Charmatz.
Entre 2008 et 2012, Jonas Chéreau est interprète en France dans les pièces de Daniel Larrieu: LUX, Marche, danse de verdure, Dardanus, de Laure Bonicel, Bad seeds et de Fanny de Chaillé, Passage à l’acte. En Belgique il interprète les projets de Sara Manente, Faire un Four et Lilia Mestre, Moving You.
Il co-signe en 2011 deux projets dans lequel il est aussi interprète: Les inter- prètes ne sont pas à la hauteur, avec Madeleine Fournier, et Nature aime à se cacher avec Jacques Bonnaffé.
Parallèlement à son travail d’interprète et de chorégraphe, Jonas Chéreau élabore et participe régulièrement à des projets d’actions de sensibilisation à la danse avec le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Plus récemment, suite à l’invitation de Latifa Labissi, il à pris part à l’événement de sensibilisation Extension Sauvage.

Germana Civera

Artiste polymorphe, Germana Civera est initiée très tôt par son père à l’expé- rience de la perception du corps et du mouvement à travers le pranayama yoga, la visualisation et l’hypnose. Elle opte pour la danse contemporaine lors de sa formation à l’Institut du Théâtre de Barcelone. Sa curiosité et son esprit migratoire la conduisent à approcher et approfondir différentes sources de la danse contemporaine du XX siècle en Europe et aux Etats-unis où elle réalise des rencontres fondamentales. En France, Germana est interpète pour Mathilde Monnier, Alain Rigout, Jérôme Bel et Benoit Lachambre. Elle fonde la compagnie Inesperada en 2000, et place l’altérité, l’échange et la circulation au cœur de sa démarche artistique, loin de tout enjeu de propriété.
S’associer avec d’autres artistes lui permet de faire émerger de nouvelles modalités et dispositifs de représentation. Elle explore et développe des dynamiques de communication et de perception en connivence avec d’autres médiums artistiques et réflexifs. Dans le cadre de la compagnie Inesperada, elle propose des ateliers de de pratique, de transmission et d’expérimenta- tion en direction des jeunes artistes et des interventions spécifiques vers de personnes autistes. Elle enseigne aussi dans différents cadres de formation artistique international (EXTENSIONS CDC Toulouse-France, EXERCE CCN Montpellier-France, CDC-La Termitière Burkina Faso -Afrique, Contemporary Danse Workshop Programm au Caire Egypte, Circuit-Est Centre Chorégra- phique Montréal Canada).
Elle est lauréate de la Villa Médicis hors les murs 1998 AFFA et a reçu le Prix de l’Excellence de la ville de Barcelone pour son œuvre-expérimentation chorale Fuero(n).

Henri-Emmanuel Doublier

Formé à l’école de la Rue Blanche, il crée des lumières pour le théâtre, travaille à l’IRCAM sur l’idée de la résonance entre musique et lumière avec Philippe Manoury, Gerardt Winckler ou Pierre Boulez où il expérimente avec Millers Pecket un système informatique de contrôle de la lumière par le musicien.
En danse il a créé les lumières d’ Eclats Mats et d’Histoire d’Olga de Soto, de “Masculin Pluriel” de Christian Bourigault, où il est également performer, et a collaboré avec Anne Collod pour les lumières de parades & changes, replay in expansion.
Il travaille maintenant principalement dans le champ de la performance, a créé les lumières de Thriller de Diederik Peeters et fait partie depuis 2002 du collectif franco, belge, autrichien SUPERAMAS avec lequel il a créé et tourné Big1, Big2, Big3, Casino, Empire, youdream.
Sa démarche artistique actuelle tend à développer une lumière à la fois scénographique et musicale. Travaillant le plus souvent à utiliser des temporalités différentes dans la restitution des scènes, il crée une «écriture partitionnelle de la lumière ».

Ghyslaine Gau

Formée à l’ENM de Cergy-Pontoise puis au CCN de Montpellier, Ghyslaine Gau collabore avec la compa- gnie Les gens du quai pour diverses créations et per- formances ainsi que pour des ateliers de recherche sur le geste. Avec le projet femmeuses de Cécile Proust, elle intègre des questions liées aux féminismes dans ses préoccupations artistiques. À partir de 2003, elle travaille  entre  autres  avec Jean – Marc Heim, Julien Bouffier, Séverine Rième, Fabrice Ramalingom, Anne Collod et Mette Ingvarsten.
Sa première pièce chorégraphique, Rose Revolver (2007) est un solo proposé dans le cadre d’un festival autour des droits de la femme et de l’enfant en Écosse.

Ignacio Herrero Lopez

Formé aux écoles de cirque Carampa et Alcorcon à Madrid avant de suivre des formations longues aux Écoles de Cirque de Pékin et de Moscou, il travaille notamment en France depuis une dizaine d’années. Danseur pour Edwartum et La Voix Humaine de Christian Rizzo, il joue dans les spectacles Destination nulle part, Crece au Circo Price Madrid, Rob Tannion (DV8), Vladjalo avec le Cirque Gosh. Il a collaboré avec la compagnie de danse Sans Danse Fixe, avec le Ballet de l’Opéra de Paris dans le Boléro de Béjart. Il tourne son spectacle solo dans plusieurs festivals en Espagne, France et dans le monde.

Jacques Hœpffner

Né en 1953 à Sarrebruck (Allemagne), Jacques Hoepffner commence par tra- vailler en tant que photographe d’œuvres d’art pour les musées, centre d’arts et galeries, tout en menant des recherches photographiques personnelles.
Il travaille ensuite en tant que scénographe pour des metteurs en scène et chorégraphes tels que Dominique Boivin, Rachid Ouramdane ou Cécile Proust, utilisant principalement l’image dans des installations interactives. Son savoir-faire en matière de spatialisation de l’image et de multimedia, l’amène à collaborer ponctuellement avec l’architecte Patrick Bouchain et le compositeur Louis Dandrel.
Jacques Hoepffner développe parallèlement une activité intense en matière de pédagogie. Il est, entre autres, depuis 2009, chargé de cours « video-danse » pour l’Université Paris VIII-Saint-Denis, et « scénographies numériques » pour l’Université Paris X-Nanterre.
hoepffner.info

Saskia Hölbling

Formée au Konservatorium der Stadt Wien et à Bruxelles à l’école P.A.R.T.S., elle fonde sa compagnie DANS.KIAS et a créé une vingtaine de pièces pour sa troupe basée à Vienne (www.dans.kias.at). Saskia Hölbling a par ailleurs signé plusieurs chorégraphies sur des compositions de Claudio Monteverdi, Luciano Berio ou Wolfgang Mitterer. Elle développe un duo avec Fabrice Ramalingom, Fiction in between. En tant que danseuse, elle a participé à différentes productions de Bob Wilson, de la com- pagnie W. Dorner, de Laurent Pichaud et de Benoît Lachambre. Elle dirige également des ateliers de danse contemporaine et anime des séminaires.

Marta Izquierdo-Munoz

Marta Izquierdo Muñoz étudie la psychologie, puis la danse à Madrid et vient travailler en France au CCNRB de Catherine Diverrès (2001-2007) ainsi qu’avec François Verret (2006-2012), la compagnie Allio-Weber, Séverine Chavrier et Yalda Younès-Gaspard Delanoë. Elle initie ses premiers projets sous son nom au sein de sa compagnie [lodudo] producción : She’s mine (Festival d’Avignon 2008), Walking on thin ice (Festival Mettre en Scène 2008, Rennes). Lauréate d’une bourse Cultures france Hors Les Murs au Japon, elle crée Rojo avec la performeuse Norico Sunayama (Festival Antipodes 2009, Le Quartz, Brest) puis Sirène en duo avec Jean-François Pauvros (Festival Antipodes 2010) et He matado al príncipe – mon cœur est un océan (Festival Ardanthé 2012, Vanves) et My name is Britney Spears en collaboration avec Samuel Pajand. Par ailleurs elle mène régulièrement des ateliers en universités, école d’art, festivals. Elle prépare actuellement admirando la Cheikha, qui fera suite à une résidence au Maroc.

La Bourette

Poète multicartes.
Son expérience professionnelle dans la Haute Couture lui a enseigné, entre autres, l’arrangement des plumes.
Alternativement costumier, performer, maquilleur…
Magicien doré pour Christian Rizzo …
Un fidèle collaborateur de Rachid Ouramdane, Sfumato, créé à la Biennale de Danse de Lyon, est leur huitième collaboration en tant que costumier… En 2011, des coiffes imposantes pour, La Clôture de l’Amour de Pascal Rambert, et Sous l’Ombrelle, de François Chaignaud et Jérôme Marin..
En 2012, les costumes du Sacre #197 de Dominique Brun.
La Bourette est aussi chanteur de cabaret, les nuits de pleine lune. Signe distinctif: talons Vertigineux et parfums Rares.

Eric Lecomte

Amoureux de la nature, tantôt félin, tantôt volatile ou bien reptile, sa présence sur scène est toujours légère et insondable. Il est initié aux arts de la piste au Cirque du Docteur Paradi, avec lequel il vit ses premières expériences d’interprète. Attiré jeune par la danse et l’acro- batie aérienne, il développe auprès des compagnies Olivier Farge, Ex Nihilo et Retouramont des techniques de danse aérienne, danse-voltige, danse-escalade. Avec la compagnie Cahin-caha, il co-signe l’écriture du spectacle ChiencrU, puis Grimm, en 2003. Après deux années de recherche et d’expérimentation, il est aujourd’hui l’auteur et l’interprète de 9.81.

I-Fang Lin

Née en 1968 à Kaohsiung (Taiwan), I-Fang Lin suit une formation en danse classique à Taiwan (Académie Nationale des Arts de Taiwan et à l’Institut Na- tional des Arts de Taiwan), puis en danse contemporaine en France (Conser- vatoire d’Orléans, Université Paris III, et Centre National de Danse Contempo- raine d’Angers dont elle obtient le diplôme en 1993).
Son parcours d’interprète croise celui de nombreux chorégraphes et artistes : Didier Théron, Fabrice Ramalingom, Hélène Cathala, Jacques Patarozzi, Pierre Droulers, Anne Lopez, Emmanuelle Huynh, Philippe Katerine, François Verret (courts- circuits – 2011) – et Mathilde Monnier dont elle partage plusieurs créations depuis 2001.
En 2008, elle commence sa collaboration avec Christian Rizzo sur la création mon amour, puis I Fang Lin / Christian Rizzo qu’elle poursuit sur le bénéfice du doute (2012). Par ailleurs, depuis août 2004, I-Fang Lin est praticienne diplômée de la méthode Feldenkrais. et développe un travail en intégrant cette pratique à la danse et à l’improvisation, animant des stages en France et à l’étranger.

Pierre-Yves Macé

Compositeur dont le travail croise l’écriture instrumentale contemporaine, la recherche électroacoustique et l’art sonore, Pierre-Yves Macé est l’auteur de quatre disques parus chez Tzadik, Sub Rosa, Orkhêstra et Brocoli. Sa musique est jouée aux festivals Villette Sonique, Présences électroniques, Automne en Normandie, MIMI. Il collabore avec les écrivains Mathieu Lamaudie, Philippe Vasset, Christophe Fiat et Joris Lacoste, intègre en 2007 le collectif Encyclopédie de la parole (collecte de documents, composition de pièces sonores, direction de la chorale de l’encyclopédie). Il a signé la musique de My Pogo du chorégraphe Fabrice Ramalingom et a présenté Segments et Apostilles/ Song Recycle / Song Recital pour ensemble instrumental, piano, voix et bande au Festival d’Automne à Paris en 2011.
Musicologue, il est titulaire d’un doctorat à l’Université de Paris 8 et écrit pour les revues Mouvement, Accents, Labyrinthe, nonfiction.fr, La Nouvelle Revue d’esthétique.

Johann Maheut

Diplômé de l’école supérieure d’art du Havre en 2001, il participe à des expositions en France et à l’étranger (Luxembourg, Genève, Singapour, Reykjavik…). Ses photographies font parties de la collection du FRAC Haute- Normandie.
En 2005, il débute un travail vidéographique lors de sa résidence à la Cité Internationale des arts de la ville de Paris présenté notamment au festival Vidéoformes de Clermont-Ferrand et Angle° premier festival international de film courts et de vidéos à Xiamen (Chine).
Il entre au CNDC d’Angers afin d’y suivre la formation Essais sous la direction d’Emmanuelle Huynh en 2007. Il y crée ses premières pièces entre chorégraphie et performance «Studio Noir» et -«You can’t be dead because I love you !» puis coopère à divers titres (scénographe, vidéaste, collaborateur artistique et interprète) avec Marianne Baillot, Anne Collod, Clara Cornil, João Costa Lima, Julien Jeanne, Xavier Marchand, Carole Rieussec, Annabel Vergne et David Wampach. En 2009 il fonde l’association Cereus Plastic avec laquelle il produit ses premières créations. Il met en scène actuellement «Les invités» une pièce inédite de Thierry Illouz pour un personnage et son public, avec le comédien Yves Heck. Dans cette pièce, il travaille différentes qualités de la présence par l’intermédiaire de la lumière comme élément transformateur de l’espace et du temps, créant ainsi la perception trouble d’un être de lumière et d’obscurité, manipulateur et manipulé.

Chloé Moura

Chloé Moura suit un cursus aux Théâtres Acrobatiques à Marseille avant de suivre la formation de l’Académie Fratellini à St Denis (fil de fer – promotion 2009) où elle travaille avec Bruno Dizien, Pierre Doussaint, Kitsou Dubois, Dominique Dupuis, Nina Dipla, José Montalvo. Sortie de cursus accompagnée par Pierre Meunier. Toute jeune artiste, elle travaille depuis sur plusieurs créations cirque ou hybride : un quatuor mis en scène par Guillaume Bertrand (cirque/vidéo), un spectacle sur un bus coécrit avec Mathieu Hibon (rue/funambule), une forme courte en duo avec une cordeliste (cirque/danse), un solo en début d’élaboration (cirque).

Laurent Pichaud

Laurent Pichaud (1971, Nîmes), après une formation auprès de Nicole Canonge, débute son parcours d’interprète et chorégraphe dans les années 1990 alors que la danse contemporaine est traversée par une remise en cause du spectacle et de ses codes. Il participe pleinement de ces réflexions et expérimentations tout en poursuivant parallèlement un cursus universitaire d’histoire de l’art.
Depuis il n’a jamais cessé de mener avec un même intérêt une double activité de chorégraphe et d’interprète.
Chorégraphe, il privilégie les recherches sous le mode des ‘consignes’ et ‘contraintes’, toujours en immédiate relation avec le réel environnant de l’interprète. Ce souci du lieu de présentation est devenu peu à peu une constante centrale dans sa démarche — chaque projet est associé à un contexte spécifique, un lieu en lui-même pouvant suffire à définir le sujet d’une pièce. Qu’il s’agisse de lieux de vie ‘réelle’ ou d’espaces singuliers aménagés, voire d’un théâtre, c’est toujours la globalité de l’espace visuel qui participe de l’écriture. Et le plus souvent on ne saurait en isoler la seule part chorégraphique.
Au-delà des caractéristiques physiques des lieux, ses dernières recherches s’intéressent toujours plus à la position du spectateur, c’est-à-dire à sa part dans le chorégraphique mais aussi à la présence du chorégraphique dans son imaginaire.
Il est à ce jour l’auteur de plus d’une douzaine de pièces, dont parmi les plus récentes mon nom, une place pour monuments aux morts ; indivisibilités avec Deborah Hay ; La Montagne d’Aubervilliers avec R. Héritier ; ]domaines[ nomade (CCN de Montpellier) ; Jeux Chorégraphiques avec R. Héritier ; mon nom des habitants (2014-2018). A ces pièces se rattache de plus une série d’écritures pour musées.
Interprète dans ses propres pièces, il demeure attaché à son parcours auprès d’autres chorégraphes. Il a travaillé de façon privilégiée avec Martine Pisani et plus récemment avec la chorégraphe américaine Deborah Hay, dont il est aussi l’assistant chorégraphe et le traducteur. Enfin ses workshops, qu’ils s’adressent à des danseurs, des étudiants en art ou des amateurs, occupent une place importante dans l’évolution de son rapport à la création artistique. Il est actuellement professeur associé au département danse de l’université Paris 8 – St Denis et artiste chercheur associé au Master exerce, spécialité études chorégraphiques – « recherche et représentation » – Université Paul Valéry Montpellier III / CCN de Montpellier. (c. scotton)

Cécile Proust

Artiste chorégraphe, danseuse, commissaire d’expositions, Cécile Proust collabore avec Dominique Brun, Alain Buffard, Odile Duboc, Daniel Larrieu, Thierry Niang, le Quatuor Albrecht Knust, Bob Wilson. Construction du genre, confrontation des corps et de leurs images articulent son travail chorégraphique souvent en lien avec les arts plastiques. Elle a créé Attractions Étranges avec le compositeur Tan Dun, Entre chien et loup avec le plasticien Jean-Paul Marcheschi. Alors, heureuse? Des gestes de femmes pour l’an 2000? bée avec l’artiste numérique Jacques Hoepffner. Depuis 2004, C. Proust mène le projet femmeuses qui interroge le codage des corps, la fabrique des genres, l’ordre sexuel et celui des sexualités. Une cinquantaine d’artistes de différents champs et de théoriciene-s sont exposées, invitées ou collaborent aux recherches de femmeuses. Elle a intégré en octobre 2011 Sciences Po au sein du master SPEAP (Programme d’expérimentation en art et politique) mis en place par Bruno Latour.  Suite à sa participation à Migrant Bodies, un projet mené par La Briqueterie/CDC du Val de Marne en lien avec 4 autres structures européennes abordant les questions liées aux migrations, elle crée en septembre 2015 avec le vidéaste Jacques Hœpffner Ethnoscape, une chorégraphie documentaire qui associe   danses, chants, vidéos, entretiens et textes pour partager le courage, la détermination et l’élan vital qui animent tous les migrants et les migrantes, sans pour autant faire l’économie d’une analyse politique et historique des politiques migratoires gouvernementales.
femmeuses.org

Pascal Queneau

Après une formation d’art dramatique auprès de Blanche Salant au Centre Américain à Paris, Pascal Queneau travaille au théâtre, au cinéma et à la télévision. Puis il engage des collaborations avec de nombreux chorégraphes parmi lesquels : Boris Charmatz, Olivia Grandville, Anne Collod, Maguy Marin, Dominique Brun, Véra Mantero, Nathalie Collantes, Christian Rizzo, Cécile Proust, Nisa Nelson, Simone Forti, Julyen Hamilton, Le Quatuor Knust. Il maintient un travail pédagogique depuis des années, et ne cesse parallèlement de diversifier ses activités et d’accompagner des projets artistiques comme collaborateur à l’écriture, au son, à la conception et à l’organisation, ou au travail sur l’interprétation.

Fabrice Ramalingom

Il débute sa carrière de danseur-interprète avec Dominique Bagouet au CCN de Montpellier, où il danse également dans la pièce One Story as in Falling (1992) de TrishaBrown. A la mort de Dominique Bagouet, Fabrice Ramalingom est un des membres fondateurs des Carnets Bagouet et participe activement jusqu’en 2003 à la transmission de l’oeuvre du chorégraphe : So Schnell à l’Opéra de Paris (1998), Meublé Sommairement (2000) pour lequel ill est directeur artistique En 1993, il crée avec Hélène Cathala la compagnie La Camionetta. Ils chorégraphient ensemble 11 pièces. Puis Fabrice signera seul Implication en 2000, Touché et Mis Bolivia en 2004. En 2006, il fonde sa nouvelle compagnie : R.A.M.a., crée en 2007 le solo Comment se ment et Postural : Etudes, pièce pour 15 hommes pour le festival Montpellier Danse, en 2008 Vancouver Versus Vancouver au Festival International de danse de Vancouver et le duo Fiction in Between avec Saskia Hölbling à Uzès Danse, en 2010 Pandora Box / Body pour les 30 ans du festival Montpellier Danse. Parallèlement, il continue sa carrière d’interprète en collaborant auprès de Benoît Lachambre, Boris Charmatz et Anne Collod.

Marie Roche

Diplômée d’un DEA d’Esthétique et technologie de la création et des Arts du Spectacle, option danse, à l’Université Paris 8 Saint-Denis, Marie Roche oriente ses recherches sur l’influence des lieux sur les processus de création chorégraphique (La Ménagerie de Verre, mémoire 1999 – « Polaroïd » par le groupe du 22 mai, mémoire 2001). Elle écrit plusieurs articles dans des revues spécialisées et les éditions du Centre Chorégraphique National de Grenoble (« Polaroïd », « Objet 1 »). Puis elle ne cesse de s’engager auprès de chorégraphes selon différentes modalités d’accompagnement : assistante, témoin, auteur, et plus fréquemment chargée de production et de diffusion. Elle allie l’aspect technique des processus de production à une relation étroite avec l’artistique. Elle a ainsi collaboré avec Catherine Contour, Brice Leroux, Catherine Baÿ, Marion Ballester, Christian Rizzo, Annabelle Pulcini, Joao Fiadeiro, Claudia Dias, Tiago Guedes, Claudia Triozzi.
Elle initie également Off à la campagne, programmation de résidences chorégraphiques dans le Parc Naturel Régional du Morvan (2003-2004).
Forte de ces accompagnements et d’une réflexion sur la création contextuelle s’inscrivant en filigrane depuis ses années de formation, elle crée en 2009 à Dijon le bureau d’accompagnement Grand Ensemble au sein duquel elle a accompagné entre autres Clara Cornil, Barbara Matijevic et Giuseppe Chicco, Célia Houdart, Sébastien Roux et aujourd’hui Julie Desprairies et Anne Collod.

Betty Tchomanga

Betty Tchomanga débute la danse à l’âge de 9 ans dans une petite ville de campagne en Charente Maritime. En 2004, elle rentre au Conservatoire de Bordeaux, dans le cursus jazz puis elle intègre le cycle de danse contempo- raine. En 2007, elle obtient son Certificat de fin d’étude et intègre la formation d’artiste chorégraphique du CNDC d’Angers (2007-2009). Elle travaille au sein de l’école avec de nombreux artistes comme Faustin Linyekula, Stacy Spence, Nathalie Collantès, Ko Murobushi, Alain Buffard, Emmanuelle Huynh, Nuno Bizarro, Catherine Legrand, Latifa Laâbissi.
En 2010, elle participe au Festival Angers&Bamako (direction I.Tamega) en tant que responsable du pôle danse. En 2012, avec le musicien Romain Mer- cier, elle crée -A- ou il a sûrement peur de l’eau, le poisson pour le Festival Des Migrations / CDC de Toulouse.
Elle collabore avec la plasticienne Oriane Déchery et le danseur Jérôme Andrieu pour une création in situ présentée aux Rencontres Éclats de Caromb (Vaucluse) en juillet 2013.
Par ailleurs, depuis 2009, elle travaille en tant qu’interprète avec plusieurs chorégraphes tels qu’Emmanuelle Huynh (Cribles2009, Augures 2012), Alain Buffard (Tout va bien 2010), Raphaëlle Delaunay (Bitter Sugar 2011-2012), Fanny de Chaillé (Passage à l’acte 2011),Gaël Sesboüé (Grammes 2013) et Éléonore Didier ( Moi, mes copines, à l’instant où ça s’arrête 2013-2014).

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