pédagogie

Ateliers

Atelier de recréation de la Danse Macabre de Sigurd Leeder – étudiants de l’Université Paris VIII – Photo Jacques Hœpffner

 

L’association … & alters articule dans son travail création, recherche et pédagogie.
Elle adresse à des publics variés des propositions pédagogiques qui s’appuient sur les processus de création et de recherche développés par l’association … & alters, en lien dynamique avec les projets menés par Anne Collod.
Ces propositions prennent la forme d’ateliers qui entrelacent pratique et théorie et dans lesquels s’inventent et s’expérimentent de multiples modalités d’être ensemble. Dans ces ateliers sont également mis en pratique et en circulation des outils partitionnels (cinétogrammes, scores, etc) qui permettent une initiation à l’écriture et à l’analyse du mouvement, la création de propositions performatives, la transmission, la réactivation et l’interprétation de différentes œuvres chorégraphiques créées ou recréées par Anne Collod.

 

– Ateliers autour de (Faire) cabane


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Atelier (faire) cabane à La Briqueterie/CDC Val de Marne avec les étudiants de l’Ecole d’architecture de Paris Val de Seine – Mai 2014 – Photos Cécile Vernadat.

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Atelier (faire) cabane à Combourg/Festival Extensions sauvages – juin 2014 –
Photos Anne Collod.

(faire) cabane

(faire) cabane est une proposition chorégraphique et plastique in situ pour un choeur de personnes et de matériaux. Elle crée des cabanes vivantes et en mouvement, qui évoluent à partir d’un ensemble d’actions mises en jeu par des partitions chorégraphiques. Chaque participant, suivant sa partition, active et se laisse emmener par des objets/matériaux en lien avec l’ensemble du groupe, en se mouvant de concert sur le site.

Ateliers:

La préparation de (faire) cabane se déroule sous forme d’ateliers en extérieur, sur le site, et peut également inclure des temps de présence à différents moments de la journée (aube, crépuscule, pleine chaleur, nuit), en fonction de la disponibilité des participants. Manger ensemble, s’endormir sur place, occupations diffuses, discrètes, mystérieuses, visibles par les promeneurs éventuels.
Les ateliers s’ouvrent par un temps quotidien d’échauffement et de prise de conscience où exercices et jeux permettent à chacun de développer et d’affiner sa relation au mouvement, sa capacité à se situer dans l’espace et à être à l’écoute, à percevoir l’environnement et à lire le paysage.
Chacun est également invité à mettre en jeu des imaginaires singuliers, à raviver des souvenirs lointains, à créer des paysages vivants, à disparaître dans la nature et à travailler avec les objets participants à la cabane par le biais d’explorations guidées, de manipulations et de jeux chorégraphiques.
Une partition d’actions est ensuite élaborée, elle détermine le scénario de «surgissement» de la cabane, ses déplacements et ses reconfigurations. La partition est répétée sur le site puis performée en public aux jours choisis.

Mathias Poisson réalise en parallèle aux répétitions une partition graphique de (faire) cabane, qui sert de guide de jeu aux participants et documente le projet.

Ateliers menés depuis 2007 :

A Lamelouze (Cévennes) avec un groupe d’étudiants de l’Ecole Supérieur d’Art d’Aix-en-Provence  en mai 2007; avec un groupe d’habitants de Dijon au Jardin des Carrières Bacquin dans le cadre du Festival Entre cours et jardin en août 2007; avec un groupe d’habitants de la région de Guissény (Finistère) pour le Festival À Domicile en septembre 2009; avec un groupe d’étudiants de l’Ecole Nationale du Paysage de Versailles pour le Festival Plastique Danse Flore au Potager du Roi à Versailles en septembre 2009; workshop Spatialités en danse avec des étudiants du Département danse de l’Université Paris VIII et les Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint-Denis; atelier avec des lycéens du Lycée Vauban à Brest; A la Briqueterie avec 16 étudiants de 2me année de l’Ecole d’architecture de Paris Val de Seine, et présentation d’une performance dans le cadre de la Journée des Voisins à La Briqueterie en mai 2014 ; à Combourg avec 9 amateurs de la région dans le cadre du Festival Extension Sauvage en juin 2014; avec un groupe d’étudiants de l’Ecole Nationale du Paysage de Versailles en septembre 2015.

 

– Ateliers autour du travail d’Anna Halprin et des réinterprétations de parades & changes

 

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Atelier autour de parades & changes, replay in expansion  avec les étudiants de la formation Ex.e.r.ce – CCN de Montpellier – mars 2014 – Photos Anne Collod.

De multiples ateliers sont menés autour de parades & changes, replays et parades & changes, replay in expansion depuis 2008.

Ils proposent
– de se confronter à différents enjeux du travail d’Anna Halprin et aux questions posées par un travail de réinterprétation;
– de se familiariser avec l’usage du score (programme d’activités) comme support d’interprétation et outil de création individuelle et collective;
– d’expérimenter des activités quotidiennes altérées par un jeu de contraintes, et de comprendre en quoi la notion de tâche a pu être une stratégie d’accès à une autre conscience du mouvement et à un autre régime moteur.

Un temps de mise en éveil permet d’affiner conscience et disponibilité dans le mouvement, de clarifier les notions de force, de tonus, d’engagement et de présence à partir d’exercices et de situations associant dimensions kinesthésiques, imaginaires et émotionnelles.
Les participants traversent différents processus d’improvisation et expérimentent certaines des tâches mises en jeu dans parades & changes, replays. Ils en élaborent différentes interprétations et mises en situation, en s’appuyant sur des contraintes diverses.

Ces ateliers ont été menés avec des structures et des publics très variés:

Des étudiants et des enseignants avec l’Ecole de Recherche Graphique – Bruxelles,  le département Danse de Paris VIII, le Master Coopération Artistique de Paris VIII, l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage – Versailles, le CEFEDEM/Aubagne, le PREAC Montpellier- CCN Montpellier,  Danse à l’Ecole-IUFM Blois, etc;
des danseurs professionnels et en formation avec la Fondation Serralves – Porto , le Kaaitheter et Charleroi Danses – Bruxelles, le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et de Lyon, la formation Ex.e.r.ce – CCN Montpellier, la formation Extensions – CDC Toulouse, les Conservatoires de St Maur, de Dijon; les Leçons au TAP Poitiers; Montpellier Danse;
des amateurs avec La Briqueterie/CDC du Val de Marne, Le Vivat – Armentières, La Passerelle – Saint-Brieuc, le CNDC d’Angers, Gift – CCN de Rennes, l’Apostrophe – Cergy-Pontoise.

– Atelier « Fragments d’une danse macabre » autour du Parlement des invisibles et de la Danse Macabre de Sigurd Leeder

 

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Photo Jean Philippe Derail

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Recréation de la Danse Macabre de Sigurd Leeder avec les étudiants du Département Danse de l’Université Paris VIII. Photos Jacques Hœpffner.

Atelier Fragments d’une danse macabre

De quelle façon les disparus – êtres et œuvres – nous mettent-ils en mouvement ?

Anne Collod propose un atelier autour de la notion d’altération et de décomposition d’une écriture chorégraphique, en s’appuyant sur la partition de la Danse Macabre (1935) de Sigurd Leeder, dont la recréation est au cœur de la pièce Le parlement des invisibles.

Cette Danse Macabre, œuvre du chorégraphe et pédagogue Sigurd Leeder, figure essentielle de la danse allemande, est un poème chorégraphique d’une dizaine de minutes pour 18 danseurs, et met en scène sur la célèbre musique homonyme de Camille Saint Saëns une vingtaine de tableaux où pendus, esprits errants et mendiants resurgissent sur un mode grotesque et fantastique au milieu d’un cimetière, le temps d’une nuit.

Cette chorégraphie, recréée à partir de sa partition en cinétographie Laban, propose un ensemble de motifs spatiaux et dynamiques extrêmement dessinés, caractéristiques des recherches sur la choreutique et l’eukinétique développées par Sigurd Leeder à la suite de Rudolf Laban, et se prêtant particulièrement bien à ce travail de décomposition.  En jouant des altérations et des effacements produits par le travail de la mémoire et de l’oubli, ainsi que des paramètres de temps, d’espace, de force et de flux définis par Laban, il s’agit pour les participants de faire émerger à travers une multiplicité de traductions singulières les danses latentes, invisibles et fictives déposées dans la partition de Sigurd Leeder.

Chaque participants est amené à explorer et pousser la dimension grotesque de cette danse macabre en jouant de l’organisation spatiale des postures et du contraste des registres de tension, d’une grande vélocité d’exécution ou, à l’inverse, d’une extrême lenteur.
En travaillant sur les différents registres de tonicité, du plus tonique au plus relâché, et sur des imaginaires singuliers, il s’agit également de faire surgir des états de corps différenciés et d’explorer des devenirs spécifiques : devenirs ombres, mort-vivants, corps-objets ; devenirs animaux, végétaux ou minéraux, etc.,
Le compositeur Pierre-Yves Macé vient nourrir et accompagner le travail de ses propres procédures musicales de décomposition et d’altération.

Ces ateliers Fragments d’une danse macabre ont été proposés depuis 2012 par Anne Collod à différents publics:
  • à des danseurs professionnels au Centre National de la Danse – Pantin avec le compositeur Pierre-Yves Macé,
  • aux étudiants du Département Danse de l’Université Paris VIII
  •  aux étudiants de la cellule d’insertion professionnelle Extensions du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse rejoints par des danseurs professionnels de Toulouse, ils ont donné lieu à la réalisation d’une captation par le vidéaste Jacques Hœpffner;
  • à des danseurs en formation du CNSMD de Paris
  • à des étudiants des Conservatoires (Saint Maur, Conservatoire du Havre)
  • à des lycéens (Lycée Gaston Fébus d’Orthez avec l’Espace Pluriel de Pau, des élèves du BTS Design d’Espace de Vitry-sur- Seine avec Johann Maheut 
  • à des enseignants avec Jacques Hœpffner dans le cadre du dispositif Collège au cinéma et à l’Arsenal de Metz;
  • à des amateurs de tous âges à La Briqueterie/CDC du Val de Marne, à Fontenay-sous-Bois, au Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie.
  • Des ateliers au long cours ont également été menés par Cécile Proust et Johann Maheut avec L’Apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et 4 établissements scolaires partenaires dans le cadre du dispositif « Résidence territoriale d’artistes en établissement scolaire ».
  • Anne Collod a également conduit un atelier morts-vivants avec une classe du Conservatoire de danse de Vanves qui a donné lieu à la présentation d’une performance en extérieur lors du Festival Ardanthé au Théâtre de Vanves en avril 2013.

Conférences

De nombreuses conférences et rencontres avec le public ont été et sont menées par l’association … & alters autour de la présentation de chacun des spectacles de l’association … & alters.

Autour des réinterpétations de Parades & Changes d’Anna Halprin

Ces conférences sont destinées à faire connaître l’extrême richesse et l’importance du travail de la chorégraphe américaine, très méconnu il y a encore quelques années, avec un focus sur l’importance dans le champ de la performance et des arts vivants des concepts de tâche et de score, les dimensions de collaboration et de transdisciplinarité, etc. Y sont également explicités les processus de recréation des deux pièces et la relation de travail avec les deux auteurs, Anna Halprin et Morton Subotnick.
Ces conférences sont à chaque fois que c’est possible associées à la présentation des films documentaires de Jacqueline Caux sur la vie et l’œuvre de l’artiste californienne : « Out of boundaries » et « Who says I’ve to dance in a theater », en présence de la réalisatrice.

Autour du Parlement des invisibles

Anne Collod s’appuie sur le travail de déchiffrage et de réinterprétation de la Danse Macabre (1935) du chorégraphe allemand Sigurd Leeder, qui est au cœur de sa pièce le Parlement des invisibles pour introduire le système de notation du mouvement de Rudolf Laban et apporter un éclairage sur le travail d’écriture chorégraphique de la danse allemande des années 30. Elle nous ouvre aussi le laboratoire de création du Parlement des invisibles en partageant des images filmées et des matériaux sonores. Elle présente également la riche histoire des danses macabres en Europe.

La danse macabre de Guyot-Marchand XVe siècle + extrait de la partition en cinétographie Laban de la Danse Macabre de Sigurd Leeder :

Anonyme. [Danse macabre (français moyen). 1486]La grant danse macabre des hommes et des femmes ; avec Les dis des trois mors et trois vifs ; Le débat du corps et de l'âme. 1486.

partition DM

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